Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie

 

Chapitre 40 :L’explication

 

            La veille de la finale de Quidditch, Madame Pomfresh autorisa enfin Harry à quitter l’infirmerie. Celui-ci, une fois “libre”, commença, tout d’abord par faire un détour par la volière, pour voir comment allait Hedwige. La chouette blanche, en l’apercevant, hulula joyeusement, voleta jusqu’à lui et vint se percher sur son épaule, visiblement de bonne humeur.

 

            “Désolée de te décevoir, mais aujourd’hui, pas de courrier !”

 

            Hedwige hulula doucement et retourna à son perchoir, l’air déçue, tandis que Harry ressortait de la pièce et descendit rejoindre ses amis à la Grande Salle.

 

            Harry, ignorant les regards curieux des élèves, traversa la pièce et s’assit entre Ron et Hermione.

 

            “- Alors, ça va ? lui demanda Hermione.

 

             - Bien sûr que oui ! Sinon Madame Pomfresh ne m’aurait pas laissé sortir de l’infirmerie ! la rassura Harry.

 

             - Et tu compte faire le match de demain ?

 

             - Hermione ? Pour rien au monde je ne voudrait rater ce match ! Ca va être le meilleur qu’on ait jamais joué !

 

             - Et comment allez-vous faire, sans Gardien ? remarqua Hermione.

 

             - J’ai ma petite idée ! assura malicieusement Harry. Tu verra ça demain !

 

             - Allez, dis nous à qui tu pense ! insista Ron.

 

             - Je dois d’abord en parler aux autres membres de l’équipe ! observa Harry. Ne soit pas si pressé ! Tu le saura, comme tout le monde, demain !

 

             - Ah Harry, tant que j’y pense ! se rappela soudain Hermione. On a vu Dumbledore ce matin et il nous a chargé de te dire, au cas où on te verrait avant lui, qu’il voulait te voir à son bureau, dès que tu le pourrait !

 

             - D’accord ! Mais je peux quand même mangé quelque chose avant non ? plaisanta Harry. D’accord, on ne meurt pas de faim à l’infirmerie, mais ça ne vaut pas les repas, à la Grande Salle !”

 

            Une demi-heure plus tard, les Gryffondor quittaient la Grande Salle, pour aller en cours.

 

            “- Dites à Chourave que je serais un peu en retard ! lança Harry à Ron et Hermione, alors qu’ils sortaient dans le Parc.

 

             - D’accord ! A tout à l’heure !”

 

            Harry prit ensuite la direction du bureau directorial, un peu impatient de savoir ce qui s’était réellement passé.

 

            Passé la Gargouille, il prit l’escalier en colimaçon qui le mena à la porte, ouverte, du bureau où, visiblement, Dumbledore l’attendait depuis un petit moment.

 

            “- Ah, te voilà, Harry ! lança Dumbledore en l’apercevant. Assis-toi ! Alors, comment te sens-tu ?

 

             - Très bien !

 

             - Bien ! Je suppose que tu compte jouer, demain, non ?

 

             - Normalement ! Si personne n’y voit d’objection, tout du moins !

 

             - Bon, venons en au fait ! Je ne t’ai pas fait venir à mon bureau pour te parler Quidditch, mais plutôt, comme tu dois t’en douter, de ce qui s’est passé dans la Forêt Interdite. Tu peux te vanter de nous avoir fait une belle frayeur ! Mais tu n’aurai pas du partir, comme ça, seul, à la poursuite d’une personne suspecte. Tu t’es, en quelque sorte, jeté toi même dans la gueule du loup ! Surtout, alors que tu avais déjà rencontré Voldemort, quelques heures auparavant, n’est-ce pas ?

 

             - Comment savez-vous ça ?

 

             - J’ai quelques sources bien informées ! Par deux fois, dans la même soirée, tu t’es donc retrouvé face à Voldemort. Et les deux fois, tu t’en est tiré indemne, ou presque. Mais, le grand mystère, c’est pourquoi l’Avada Kedavra ne t’as pas tué ! Voldemort, en tout cas, te croit mort, pour l’instant. Mais il ne mettra pas longtemps à découvrir la vérité !

 

             - Professeur ! intervint Harry. En parlant de l’Avada Kedavra, on nous a toujours dit que rien ne pouvait le contrer, mais pourtant...!

 

             - Il existe un seul, et unique, sortilège pouvant le contrer, un sortilège de mon invention. Mais il est très délicat à manier et très peu de sorciers peuvent le manipuler, sans trop de dangers, car il demande concentration, précision et une forte puissance magique. Toi, du moins pour l’instant, par exemple, je ne pense pas que tu pourrait le mettre en pratique, même si ça te serai très utile ! Mais quand le moment viendra, je te le montrerait ! Il est appelé le Sortilège ultime et ne sert, comme son nom l’indique qu’en cas d’extrême urgence. Pourquoi me demande tu ça ?

 

             - Euh...C’est parce que c’est grâce à ce sortilège que je m’en suis sortit, face à Voldemort, la première fois !

 

             - Tu as vu qui l’avais fait ? demanda doucement Dumbledore, avec un petit sourire.

 

             - Oui ! C’était...mon père !”

 

            Harry observa Dumbledore, attendant de voir sa réaction. Celui-ci avait l’air de trouver ce que venait de dire Harry, tout ce qu’il y avait de plus normal.

 

            “- Vous saviez ? demanda Harry.

 

             - Bien sûr que oui ! Depuis le début de l’année !

 

             - Mais comment est-ce possible alors que... !

 

             - Harry, tu as assisté à la renaissance de Voldemort, n’est-ce pas ? Cet incident m’a donné une idée ! Pourquoi ne pas faire comme lui ? Alors, avec l’aide de deux de mes amis, deux alchimistes, nous sommes parvenus à créer une Potion qui permet de “ressusciter” quelqu’un. Et cette potion s’est d’ailleurs révélée efficace, comme tu as pu le constater, mais est assez dure à fabriquer, à cause de la rareté de ces ingrédients et du temps de préparation demandé et a un effet limité dans le temps ! Passons à un autre sujet ! Peut-tu me raconter ce qui s’est passé, exactement ce soir-là, à partir du moment où tous les élèves se sont retrouvés dans la forêt ?”

 

            Obéissant, Harry se lança dans le récit de tout ce qui s’était passé, depuis, le moment où la Marque des Ténèbres était apparue. Il fit néanmoins une pause, en se rappelant de la présence de Fumseck.

 

            “- A un moment, Fumseck était là ! remarqua Harry. Cela veut dire que vous deviez être, vous aussi, à Poudlard ?

 

             - En fait, pas vraiment ! Lorsque tout à commencer, à Poudlard, moi, j’était à Londres, au ministère de la Magie, en grande conversation avec Cornélius Fudge. Fumseck a soudainement commencé à s’agiter, comme si il savait que quelque chose n’allait pas. Dès qu’il s’est retrouvé dehors, il s’est rapidement volatilisé. Les Phénix étant très rapides, il n’a mit que quelques minutes pour arriver à Poudlard. Le comportement étrange de Fumseck, m’a fait penser qu’il se passait quelque chose à Poudlard. et, dix minutes après, un hibou, envoyé par le professeur McGonagall informait Cornélius de ce qui se passait à Poudlard. Cornélius, bien que sceptique, y a envoyé les Aurors, justement réunis au ministère pour le compte-rendu de leurs recherches. Je suis arrivé à Poudlard, deux heure après que Cornélius ait reçut la lettre, le temps de régler quelques petits détails avec Cornélius, et de prévenir Remus et Sirius, de ce qui se passait. Les aurors s’étaient joint aux professeurs et ils prenaient le dessus sur les Mangemorts. Fumseck est alors revenu, de la Forêt Interdite. Quand j’ai vu que Voldemort n’était pas avec ses Mangemorts dans le Parc, j’ai compris qu’il devait être, à ta recherche, dans la Forêt Interdite. Entre temps, les Mangemorts avaient été repoussés hors de Poudlard et, une fois dehors, ont transplanés pour échapper aux Aurors. Minerva est alors partie chercher les élèves qui, d’après ce que tes deux amis ont racontés, s’étaient tous, exceptés les Serpentard, rassemblés.

 

             - Professeur, en parlant des Serpentard ! l’interrompit Harry. Où étaient-ils tous lorsque les Mangemorts ont attaqués Poudlard ?

 

             - C’est ce que je leur ai demandé ! répondit Dumbledore. Au début, Mr Malefoy s’est montré très réticent à me donner quelques explications, mais, avec l’aide du professeur Rogue, on a réussit à lui soutirer quelques informations. En fait, ils étaient tout simplement hors du château. Une heure avant l’attaque, leurs parents les ont fait sortir de l’école, on ne sait comment, et les ont réunis à Pré-au-Lard. Trois Mangemorts sont ensuite restés surveillés les élèves de Serpentard, tandis que les autres sont retournés rejoindre le reste des troupes de Voldemort, qui attendaient, répartis en deux groupes. Le premier, le plus gros de ses partisans, chargés de faire diversion dans le Parc et l’autre, Voldemort et un nombre restreint de ses Mangemorts et Détraqueurs, qui te chercherait dans la Forêt Interdite.

 

             - Et comment avez-vous fait pour retrouver tout le monde, dans la Forêt ?

 

             - Minerva n’a pas eu trop de mal à retrouver tes amis, mais, pour toi, c’était un peu plus délicat ! En fait, on ne serait peut-être pas arrivés à temps si Remus n’avait pas eu l’idée d’utiliser la Carte du Maraudeur ! On s’est permit de te l’emprunter et on l’a fait venir avec un sortilège d’Attraction et on a su exactement où vous étiez ! Tu t’étais vraiment éloigné de Poudlard ! On est arrivé au moment où l’Avada Kedavra te heurtait de plein fouet. On a bien crû que tu étais mort l’espace d’un instant, et on est partit donner un coup de main à ton père qui faisait face, comme il pouvait à Voldemort, qui, je ne sais pas trop pourquoi, n’osait pas lancer l’Avada Kedavra, et ses Mangemorts. Sirius et Remus, en l’apercevant, sont, tout d’abord, restés stupéfait et se sont finalement plongés dans le combat. Mais la soudaine apparition de ton père n’a pas étonné qu’eux. Voldemort lui-même, était complètement perdu. Et Pettigrow est resté prudemment à l’arrière, comme pris d’un certain trouble. Mais notre arrivée soudaine à dissuadé Voldemort d’aller plus loin dans ses projets et ils se sont repliés. Severus, qui se trouvait, malgré lui, parmi ces Mangemorts (Voldemort voulait l’avoir, tout le temps sous les yeux) est revenu, deux minutes après, assez pâle, et a expliqué tout ce qui s’était passé. La surprise que nous avons eu quand ton père, qui était retourné auprès de toi et de Fumseck qui s’était posé dans l’herbe à notre arrivée nous a crié : “C’est incroyable ! Harry est vivant, mais inconscient !” A ses mots, nous nous sommes précipités et, avec stupeur, nous nous sommes aperçut que bien que touché de plein fouet par l’Avada Kedavra, tu respirais encore, bien que faiblement. Tu as été sérieusement touché et tu étais dans un état très critique, à la frontière du coma. On t’a ensuite ramené au château où tout le monde attendait de tes nouvelles, angoissés. Remus et Sirius eux, un peu rassurés de te savoir encore vivant, du moins pour l’instant, sont restés à la lisière de la forêt, avec ton père. De toute façon, seul Remus aurait pu venir au château, avec toi car, Sirius ne serait pas vraiment le bienvenue, surtout après ce qui s’est passé il y a deux ans, et ton père est supposé mort. Mais je te rassure, tous les trois vont bien et sont heureux de te savoir rétablis. Maintenant, dis moi, est-ce que tu n’aurais pas une petite idée de ce qui aurait pu se passer ?

 

             - Euh non !

 

             - Un mystère de plus à ajouter au cas du célèbre Harry Potter ! plaisanta Dumbledore. En tout cas, tu as vraiment une chance à tout épreuve ! ajouta-t-il, plus sérieusement, cette fois. Bon, sinon, tu as des questions ?

 

             - Euh...non ! répéta Harry.

 

             - Bien ! Alors je pense que tu pourrais, à présent, rejoindre tes camarades en cours ! Botanique, c’est ça ?

 

             - Oui ! D’ailleurs, je vais y aller ! assura Harry, en se levant, caressant, au passage, la tête écarlate de Fumseck, perché sur le bureau.

 

             - Harry ! l’interpella Dumbledore, au moment où il s’apprêtait à fermer la porte.

 

             - Oui ? demanda Harry en se retournant.

 

             - Bien que je ne sois pas sensé prendre partie, en temps que directeur, bonne chance pour le match de demain ! Autant que la coupe reste à Poudlard, non ?

 

             - On fera ce qu’on pourra pour la garder encore longtemps à Poudlard !” répondit Harry en souriant, avant de quitter le bureau.

 

            Harry, sortit du bureau, rejoignit ses amis au cours de Botanique. En chemin, perdu dans ses pensées, alors qu’il s’assurait qu’il avait toujours sa baguette, il sentit un petit objet qui dégageait une faible chaleur, entre ses doigts. Etonné, il sortit de sa poche, la petite pierre qu’il avait eu, le soir de Noël. Sauf qu’elle avait perdue sa couleur dorée et avait, à présent, une teinte nacrée. Perplexe, il la remit dans sa poche et entra dans la serre trois, s’excusant rapidement auprès du professeur Chourave, avant de rejoindre Ron et Hermione à leur table.

 

            La journée se passa rapidement et sans incident. Ron ne cessa de baratiner Harry, pour savoir qui remplacerait Laurent, en tant que Gardien. Harry, lors du déjeuner, avait discuté, à part, avec ses coéquipiers qui avaient approuvés sa proposition.

 

 

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